Froid commercial
Froid commercial en étage élevé dans le 13e arrondissement : évacuer la chaleur avant tout
Un point de vente, un office, une réserve alimentaire ou une petite cuisine installés à un niveau élevé posent un problème que l’on ne rencontre pas au rez-de-chaussée. Une machine frigorifique ne fabrique pas du froid : elle déplace de la chaleur, et cette chaleur doit finir quelque part. En bas, elle part dehors par une grille, une courette ou un mur donnant sur l’extérieur. En hauteur, dans un bâtiment dont l’enveloppe est fermée et sur laquelle on ne perce rien sans autorisation, la question devient la première de toutes et conditionne le matériel retenu.
Nous abordons donc ces projets dans l’ordre inverse de l’habitude. Avant de parler de meubles, d’armoires ou de chambres froides, nous cherchons par où la chaleur sortira, ce que le bâtiment permet de poser à l’extérieur et ce que les gaines partagées acceptent de recevoir. Une fois ces trois réponses écrites, le choix des équipements devient simple et, surtout, il tient dans le temps.
Ce que nous demandons avant d’envisager le moindre équipement
Un même besoin apparent recouvre des contraintes très différentes selon ce que l’on stocke, selon les quantités et selon le rythme du service. Nous posons donc une série de questions au début, et les réponses orientent tout le reste. Elles évitent surtout l’erreur la plus fréquente : commander un matériel correctement dimensionné pour le froid, mais impossible à installer dans le local parce que sa chaleur n’a nulle part où aller.
- Ce qui est conservé, à quelles températures, et si plusieurs régimes doivent coexister
- Les volumes tenus en permanence et les pointes, qui ne se dimensionnent pas de la même façon
- Le rythme d’ouverture des portes, qui pèse davantage sur une machine que la température visée
- Les apports de chaleur propres au local : cuisson, éclairage, occupation, et surtout rayonnement solaire par les vitrages
- L’existence, ou non, d’un point d’évacuation d’eau accessible sans traverser un espace partagé
Un local fermé sur l’extérieur garde tout ce que la machine rejette
Lorsque le groupe frigorifique est logé dans le meuble ou dans l’armoire, la chaleur qu’il extrait des denrées est restituée dans la pièce elle-même. Tant que le local est vaste, ventilé et frais, cela reste supportable. Dans un étage élevé dont les ouvrants sont limités et dont les vitrages chauffent une bonne partie de la journée, ce rejet fait monter la température ambiante, ce qui fait travailler davantage la machine, ce qui rejette encore plus de chaleur. Le cercle s’installe vite et se termine par une panne un jour d’affluence.
Nous mesurons donc ce que le local peut absorber avant de valider un matériel autonome. Quand le calcul ne passe pas, nous n’insistons pas : il faut sortir le condenseur du volume occupé, et c’est cette conclusion qui oriente ensuite tout le projet, y compris son calendrier, puisqu’elle suppose de trouver un appui et un passage.
Groupe logé ou groupe déporté : l’arbitrage se joue sur la gaine
Déporter le groupe consiste à installer la partie qui chauffe hors du volume à traiter, puis à la relier au meuble par une liaison frigorifique. C’est la bonne réponse en hauteur, mais elle réclame deux choses que le bâtiment doit fournir : un emplacement extérieur acceptable, et un chemin pour la liaison. Ce chemin passe presque toujours par une gaine technique qui relève des parties communes, déjà occupée, et dont la traversée impose de rétablir les rebouchages coupe-feu à l’identique.
Nous relevons donc la section réellement disponible, la nature de ce qui occupe déjà la gaine, la longueur de liaison qui en résulte et la dénivelée entre les deux points. Ces valeurs décident du matériel autant que le volume à refroidir : au-delà de certaines distances, tous les équipements ne conviennent plus. Mieux vaut le savoir avant d’avoir dessiné l’agencement.
Le soleil sur un local vitré en hauteur, une charge thermique à part entière
Un local situé très haut sans rien devant lui reçoit le soleil pendant des heures, sans l’ombre portée dont bénéficient les niveaux bas, entourés de bâtiments. Cette énergie entre directement dans le volume et vient s’ajouter à tout le reste. Un meuble réfrigéré placé face à une baie exposée subit en plus un rayonnement direct sur sa vitrine, ce qui dégrade sa tenue en température aux heures où l’activité est la plus forte.
Nous en tenons compte de deux manières. Dans l’implantation d’abord : nous cherchons à placer les équipements hors du rayonnement direct, même si cela contrarie un peu le plan d’agencement. Dans le dimensionnement ensuite, en intégrant cet apport plutôt qu’en le découvrant l’été suivant. Un matériel qui tient l’hiver et lâche en juillet n’est pas un matériel défaillant : c’est un matériel choisi sans tenir compte de ce que la façade lui envoie.
Ce que l’exploitation réclamera, une fois l’étage rendu à son usage
Une installation frigorifique vit de ce qu’on lui accorde régulièrement : condenseur propre, dégivrages qui se déroulent normalement, écoulement d’eau libre, températures relevées. Dans un niveau élevé, chacun de ces gestes suppose d’atteindre un matériel qui peut se trouver derrière un habillage ou sur une emprise extérieure encadrée par le bâtiment. Nous arrêtons donc les accès au moment de la pose, et non après.
Deux échéances s’ajoutent selon l’équipement. Les machines dont le circuit contient une charge de fluide frigorigène significative relèvent d’un contrôle d’étanchéité périodique, dont la fréquence dépend de la quantité présente. Par ailleurs, une pompe à chaleur dont la puissance nominale se situe dans la plage de 4 à 70 kW doit être examinée par un professionnel au moins tous les deux ans. Nous précisons ce qui s’applique à votre installation dans la proposition écrite.
Une question sur froid commercial ?
On passe voir, on chiffre par écrit, et vous décidez ensuite.
Froid commercial : les questions qui reviennent
Peut-on installer une chambre froide à un étage élevé ?
Techniquement oui, à condition d’avoir résolu la question de la chaleur rejetée et celle de l’eau. Le groupe doit presque toujours être déporté, ce qui suppose un emplacement extérieur admissible et une liaison dont la longueur reste dans les limites du matériel. Il faut aussi une évacuation pour l’eau de dégivrage, accessible sans traverser un espace partagé. Nous vérifions ces trois points en premier : s’ils ne passent pas, le volume de la chambre importe peu.
Mon matériel tient l’hiver mais lâche en été : est-ce une panne ?
Le plus souvent, non. C’est le signe que la machine a été choisie sans tenir compte de tout ce que le local reçoit aux heures chaudes : rayonnement direct sur les vitrages, occupation, cuisson, et chaleur rejetée par les équipements eux-mêmes. En hiver, la marge existe ; en juillet, elle disparaît. Nous relevons ces apports, nous regardons où l’équipement est placé par rapport à la façade, et nous proposons soit un déplacement, soit une reprise du rejet de chaleur.
Faut-il l’accord de l’immeuble pour un groupe frigorifique ?
Dès que l’équipement devient perceptible depuis l’extérieur ou qu’il prend appui sur un ouvrage relevant des parties communes, la question relève de la copropriété, et une déclaration préalable en mairie peut également être attendue pour une modification de l’aspect extérieur. La traversée d’une gaine technique partagée suppose aussi une autorisation, avec rétablissement des rebouchages. Nous constituons les pièces techniques nécessaires, et le service d’urbanisme reste l’interlocuteur à saisir pour l’adresse concernée.
Que devient l’eau produite par l’installation ?
Elle doit partir, et c’est un point sous-estimé en hauteur, où les évacuations disponibles sont rarement à l’endroit souhaité. Selon la configuration, nous raccordons l’écoulement à un point existant, nous créons un cheminement en pente sur toute la longueur, ou nous installons une pompe de relevage lorsque la gravité ne suffit pas. Nous vérifions aussi le comportement lors des cycles de dégivrage, qui produisent l’essentiel du volume et révèlent les tracés mal pensés.
Froid commercial : les quartiers couverts de notre zone
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Ce que la façade autorise décide du reste
Au vingtième niveau, la difficulté n’est pas la longueur du trajet : c’est de trouver, sur une enveloppe qui appartient à l’immeuble entier, un point où un groupe puisse tenir.Pose de climatisationDeux familles, une seule enveloppe disponible
Air/eau ou air/air, tout se ramène à la même question dans une tour : que peut-on poser dehors, et par où passe ce qui relie l’extérieur à l’intérieur.Pompe à chaleurUne grande baie vitrée, du vent, et aucune ombre
Très haut, un logement perd sa chaleur par de larges surfaces vitrées balayées par le vent, et la regagne d’un coup dès que le soleil passe devant, sans rien pour l’arrêter.ChauffageRevenir sur une machine posée sur l’enveloppe collective
Une visite d’entretien en étage élevé se prépare : elle suppose d’atteindre un appareil installé sur une façade qui n’appartient pas au seul logement.EntretienDistinguer la panne de ce que la hauteur provoque
Une machine qui s’arrête les jours de vent ou une pièce qui devient invivable à seize heures ne signalent pas toujours un défaut de l’appareil.Dépannage
Contact
Froid commercial : votre demande de passage
Quelques lignes suffisent : nous vous rappelons pour préciser le besoin et convenir d’un passage sur place.
01 98 33 91 34- CLIMATISATION PARIS 13
- 19 Av. d'Italie, 75013 Paris
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- Lundi – Vendredi : 7h30 – 17h30
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